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Vhélio : le vélo solaire open source — prix, modèles, autoconstruction et usages pro

Le Vhélio est un vélo cargo à assistance électrique et à recharge solaire, conçu à Orléans et documenté en open source par l'association Vélo Solaire Pour Tous. Trois roues, un panneau solaire en toit, jusqu'à 200 kg de charge utile, et une particularité qui le distingue de tout le marché du cycle : ses plans complets sont téléchargeables gratuitement, et n'importe qui peut le construire. Chez La Belle Tech, nous suivons ce projet de près — au point d'être partenaire du Trophée Vhélio, l'événement qui a envoyé seize équipages de Normandie en Angleterre en mai 2026 à bord de véhicules qu'ils avaient assemblés eux-mêmes.

Ce guide rassemble ce qu'un acheteur, un artisan, une collectivité ou un responsable de site industriel doit savoir avant de s'y intéresser sérieusement : les deux modèles existants, les prix réels constatés, ce que l'autoconstruction demande concrètement, le cadre réglementaire, et les usages professionnels qui commencent à émerger.

Le Vhélio en bref

Le Vhélio est un tricycle à assistance électrique dont la batterie se recharge en roulant grâce à un panneau photovoltaïque de 220 watts-crête monté en toiture. Il transporte deux adultes et deux enfants, ou l'équivalent en marchandises, sur les pistes cyclables, sans permis ni carte grise.

Le projet est porté depuis 2020 par l'association Vélo Solaire Pour Tous (VSPT), basée à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, dans le Loiret, près d'Orléans. Son fonctionnement repose sur trois principes affichés : le collectif, le non-lucratif et le libre. Concrètement, l'association ne vend pas un produit propriétaire dont elle capterait la marge ; elle publie la documentation complète du véhicule sous licence libre et anime une communauté d'autoconstructeurs, tout en préparant une version fabriquée par des structures de l'économie sociale et solidaire.

L'argument de fond du projet tient en un chiffre que l'association met en avant : environ 60 % des déplacements de moins de 5 km se font aujourd'hui en voiture. Pour ces trajets courts — courses, dépose des enfants, tournées locales, navettes entre bâtiments — un véhicule d'une tonne et demie est surdimensionné. Le Vhélio occupe cette case intermédiaire entre le vélo classique et l'automobile, avec des coûts d'usage que l'association estime réduits jusqu'à 80 % par rapport à une voiture.

Un « véhicule intermédiaire » reconnu par l'ADEME

Ce positionnement porte un nom : le véhicule intermédiaire. L'ADEME (Agence de la transition écologique) a lancé en 2022 l'eXtrême Défi, un programme destiné à faire émerger des véhicules « à la fois économiques, écologiques, réparables, recyclables et produits localement ». Le Vhélio a remporté le premier prix de cette première édition, assorti de 30 000 euros destinés à financer les démarches d'homologation.

Cette reconnaissance institutionnelle compte pour un lecteur professionnel. Elle signifie que le Vhélio est passé devant un jury technique national qui a évalué sa conception, sa réparabilité et son potentiel d'industrialisation — et qu'il est sorti en tête. Elle a aussi lancé la dynamique actuelle : depuis, le projet a structuré sa documentation, ses stages d'autoconstruction et sa feuille de route vers une version commercialisée.

Les deux modèles : Vhéliotech et Vhélioriginal

Le Vhélio existe sous deux formes, pensées pour deux publics différents. Le Vhéliotech s'adresse à ceux qui veulent le construire ; le Vhélioriginal, à ceux qui veulent l'acheter prêt à rouler.

Le Vhéliotech : la version à construire soi-même

Le Vhéliotech est la déclinaison en autoconstruction. Sa documentation complète — plans 2D, modélisation 3D, guide d'assemblage, nomenclature des pièces avec fournisseurs — est téléchargeable librement sur le site du projet. La version 1.0.0 de cette documentation a été publiée en mai 2023, et le forum communautaire comptait déjà plusieurs centaines d'inscrits à cette date.

Ses caractéristiques techniques, telles que publiées par l'association :

Caractéristique Vhéliotech
Panneau solaire 220 Wc, souple, 1,1 m², rendement 24 %
Moteur 250 W, 80 Nm, capteur de couple
Batterie Lithium-ion 36 V, 522 Wh, amovible
Autonomie 25 km par batterie + 8 km par heure d'ensoleillement
Charge utile 200 kg, passagers compris
Capacité 2 adultes + 2 enfants
Poids à vide 85 kg
Dimensions 207 cm (long) × 85 cm (large) × 160 cm (haut)
Remorquage 200 kg
Rangement 2 plateformes latérales, 4 caisses 60 × 40 cm, 250 litres

Deux détails de conception méritent l'attention d'un œil industriel. D'abord, l'assemblage se fait sans soudure : le châssis se monte avec de l'outillage courant, ce qui rend le véhicule constructible par des non-professionnels et réparable partout. Ensuite, le véhicule embarque deux prises 12 V / 200 W : le panneau solaire alimente aussi de l'outillage ou des équipements en mobilité, ce qui ouvre des usages de type atelier mobile.

La largeur de 85 cm est une donnée dimensionnante : elle correspond au gabarit qui permet de passer partout où passe un vélo cargo, pistes cyclables comprises.

Le Vhélioriginal : la version à acheter

Le Vhélioriginal est la version destinée à la vente, fabriquée en série par des professionnels — l'association a annoncé une production confiée à des structures de l'économie sociale et solidaire, notamment des ESAT (établissements et services d'accompagnement par le travail). Son châssis en tôle d'aluminium pliée est fabriqué en France.

La fiche technique diffère du Vhéliotech sur plusieurs points : batterie plus généreuse (48 V, 900 Wh contre 522 Wh), freins hydrauliques de série, coffre verrouillable, poids à vide de 80 kg. Les options annoncées couvrent le traceur GPS, la protection pluie, les batteries supplémentaires, les sièges enfants et un convertisseur pur sinus pour alimenter des appareils sensibles.

Au moment où nous écrivons, le Vhélioriginal n'est pas encore en vente libre : l'association enregistre les demandes via une liste d'attente sur son site — environ 250 pré-réservations avaient été enregistrées depuis 2021 — et prépare un système de commande. Si votre projet a une échéance courte, c'est le Vhéliotech, en stage ou en autonomie, qui reste la voie d'accès disponible.

Quel modèle pour quel profil

Le choix se résume assez simplement. Le Vhéliotech convient à ceux qui disposent de temps, d'un peu d'aisance manuelle, et qui valorisent la maîtrise complète de leur véhicule — particuliers engagés, fablabs, ateliers vélo, services techniques de collectivités, entreprises qui veulent monter en compétence. Le Vhélioriginal visera ceux qui veulent un véhicule fini, garanti et homologué, sans passer par la case atelier.

Pour une organisation, l'autoconstruction a une vertu supplémentaire que nous détaillons plus bas : l'équipe qui a monté le véhicule sait le réparer. C'est un transfert de compétences que l'achat d'un utilitaire ne produira jamais.

Vhélio prix : combien ça coûte réellement

La fourchette généralement citée — et confirmée par l'ADEME — va de 4 000 à 9 000 euros pour un Vhéliotech complet, selon les options retenues. Cette somme couvre l'intégralité des pièces : châssis, panneau solaire, batterie, composants électroniques et assistance électrique.

Les tarifs les plus précis publiquement disponibles sont ceux des kits proposés lors des stages d'autoconstruction (tarifs 2024, achats groupés) :

Version Prix kit (stage) Prix standard
Motorisée (assistance électrique, sans solaire) 3 415 € 3 825 €
Solaire (avec panneau 220 Wc) 5 330 € 5 565 €
Intégrale (solaire + équipement complet) 6 395 € 6 915 €

Parmi les options chiffrées : siège additionnel à 325 €, frein hydraulique à 105 €, deuxième batterie à 255 €. Les stages eux-mêmes ajoutent le coût de l'encadrement et de la logistique — à titre d'exemple, un organisateur facture les repas bio sur place 132 € pour deux personnes sur trois jours.

Ces montants demandent une lecture honnête. Un vélo cargo électrique classique de qualité se négocie entre 4 000 et 7 000 € ; le Vhélio solaire se situe donc dans le marché, avec en plus la recharge solaire, la capacité de quatre places et la documentation libre. Face à un utilitaire thermique d'occasion, le ticket d'entrée est comparable, et l'écart se creuse ensuite sur les coûts d'usage : ni carburant, ni assurance automobile, ni stationnement payant, un entretien de type cycle, et une recharge assurée en partie par le soleil.

Reste une limite à connaître avant de comparer : l'autonomie de 25 km par batterie (étendue de 8 km par heure d'ensoleillement) et la vitesse de 25 km/h cantonnent le véhicule aux trajets locaux. C'est un choix de conception assumé, cohérent avec la cible des déplacements de moins de 5 km, et c'est précisément ce dimensionnement au juste besoin qui fait la sobriété de l'engin.

Autoconstruction : ce que construire son Vhéliotech demande vraiment

Une documentation libre sous licence CERN-OHL-S v2

La documentation du Vhéliotech est publiée sous licence CERN-OHL-S version 2, une licence de matériel libre créée par le CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Le suffixe « S » signifie « strongly reciprocal » : toute version dérivée du véhicule doit être publiée sous la même licence. En clair, vous pouvez fabriquer, modifier, améliorer et même commercialiser des véhicules issus des plans, à condition de reverser vos modifications à la communauté.

Un point de vocabulaire important pour un usage professionnel : les plans sont libres, la marque ne l'est pas. « Vhélio » est une marque déposée à l'INPI (Institut national de la propriété industrielle). Vous pouvez construire le véhicule ; vous ne pouvez pas vendre des « Vhélios » sans accord de l'association. Ce montage — plans libres, marque protégée — est une pratique courante du matériel open source : il garantit la diffusion des savoirs tout en évitant que des copies de qualité douteuse circulent sous le nom du projet.

Cette ouverture produit déjà des effets concrets. Lors du Trophée Vhélio 2026, une équipe d'étudiants a construit le premier Vhélio-tandem de France à partir des plans libres : la licence autorise l'adaptation, la communauté en bénéficie.

Les stages d'autoconstruction : 3 à 4 jours encadrés

La voie la plus sûre pour construire son Vhéliotech est le stage collaboratif. Le format type, tel que proposé par les organisateurs partenaires de l'association : trois jours pour la version motorisée, quatre jours pour les versions solaire et intégrale, avec un minimum de six participants, l'outillage fourni sur place et un encadrement assuré par des membres fondateurs du projet.

En trois à quatre jours, chaque participant repart avec son véhicule terminé et — c'est le point décisif — la connaissance intime de chaque sous-ensemble : transmission, assistance électrique, câblage solaire, freinage. La panne qui immobiliserait un utilitaire chez un concessionnaire devient un incident que l'utilisateur diagnostique lui-même.

Construire en autonomie : possible, mais exigeant

L'autoconstruction hors stage est tout à fait praticable, la documentation étant conçue pour cela : plans 2D, modèles 3D, guide d'assemblage pas à pas et nomenclature avec références fournisseurs. Il faut cependant être lucide sur ce que cela implique : commander plusieurs dizaines de références chez des fournisseurs différents, disposer d'un local et d'un outillage de base, et compter un temps de montage sensiblement supérieur aux trois jours d'un stage encadré, surtout pour un premier véhicule. Le forum communautaire (communaute.vhelio.org) sert alors de support technique : les autoconstructeurs y documentent leurs difficultés et leurs solutions.

Pour une organisation, une voie médiane existe : envoyer deux personnes en stage, puis construire les véhicules suivants en interne. C'est le schéma classique de montée en compétence sur du matériel libre.

Réglementation : où roule un Vhélio, avec quelles obligations

Le Vhélio est conçu pour entrer dans la catégorie des vélos à assistance électrique (VAE) : assistance limitée à 25 km/h et moteur de 250 W, les deux seuils réglementaires européens. Ce classement emporte des conséquences très favorables à l'usage : pas de permis de conduire, pas d'immatriculation, pas de contrôle technique, et l'accès aux pistes et bandes cyclables — là où un utilitaire, même électrique, reste dans la circulation générale.

Côté assurance, le VAE relève de la responsabilité civile classique ; pour un usage professionnel, une extension au contrat flotte ou multirisque de l'entreprise suffit généralement, à valider avec votre assureur. L'association a par ailleurs engagé, avec le soutien des 30 000 € de l'eXtrême Défi, des démarches d'homologation pour la version commercialisée — un chantier qu'elle documente publiquement et qui conditionne la mise en vente du Vhélioriginal.

Une précision utile pour les gestionnaires de flotte : avec ses 85 cm de large, le Vhélio se gare sur une fraction d'une place de stationnement et entre dans la plupart des locaux vélos. Le sujet du stationnement sécurisé — vol et vandalisme étant les risques réels d'un véhicule à 5 000 € — doit en revanche être traité dès le départ.

Usages professionnels : ce que le Vhélio sait faire en entreprise et en collectivité

Les cas d'usage qui fonctionnent

Le gabarit du véhicule — 200 kg de charge utile, 250 litres de rangement en caisses standard 60 × 40, remorquage jusqu'à 200 kg — correspond à une famille précise de besoins professionnels :

  • Logistique de site : navettes de pièces, d'outillage ou de courrier entre bâtiments d'une même emprise industrielle, d'un campus ou d'un hôpital. Le véhicule circule sur les voiries internes sans permis, et son panneau solaire le rend autonome en énergie pour ces distances.
  • Artisans en zone dense : plombiers, électriciens ou services de maintenance dont les interventions se concentrent dans un rayon de quelques kilomètres. Les caisses Euronorm 60 × 40 s'intègrent directement dans une organisation d'atelier existante, et les prises 12 V alimentent de l'outillage léger sur place.
  • Collectivités : services techniques, portage de repas, agents de médiation, arrosage et entretien des espaces verts. Plusieurs équipages du Trophée Vhélio étaient précisément des collectivités venues éprouver le véhicule.
  • Dernier kilomètre et tournées régulières : livraisons locales de producteurs, commerces ou conciergeries d'entreprise, sur des boucles connues et répétitives — le cas où l'autonomie de 25 km + recharge solaire se planifie sans risque.

Ce que le Trophée Vhélio a démontré en conditions réelles

En mai 2026, seize équipages ont relié Sotteville-lès-Rouen à Hastings, soit 350 km entre terre et mer dont environ 140 km effectivement parcourus en Vhélio, sur des véhicules qu'ils avaient tous assemblés eux-mêmes. Nous avons raconté cette première édition en détail dans notre retour sur le Trophée Vhélio, dont La Belle Tech était partenaire entreprise.

Pour un décideur, l'enseignement dépasse l'exploit sportif. Des équipes composées d'étudiants, de salariés et d'agents de collectivités ont construit, puis fait rouler sur plusieurs jours, un véhicule documenté en open source — et quand une roue a lâché en route, ce sont les membres d'autres équipages qui ont participé à la réparation. La réparabilité, argument souvent déclaratif sur les fiches produit, s'est vérifiée là en conditions réelles : pièces standard, plans publics, compétences distribuées.

Les limites à intégrer dans votre analyse

Un déploiement honnête suppose de nommer ce que le Vhélio ne fait pas. Il ne remplace pas un utilitaire pour les liaisons interurbaines, les charges lourdes au-delà de 200 kg ou les tournées dépassant son autonomie quotidienne. Il expose son conducteur aux intempéries, même avec la protection pluie en option. La version à acheter n'est pas encore disponible, ce qui impose l'autoconstruction à court terme. Enfin, l'hiver et les journées couvertes réduisent l'apport solaire : les 8 km récupérés par heure d'ensoleillement sont une valeur par beau temps, et le dimensionnement d'une tournée doit se faire sur la batterie seule.

La bonne méthode consiste à partir de vos flux réels : cartographier les trajets de moins de 10 km effectués aujourd'hui en véhicule thermique, mesurer les charges réellement transportées, et identifier la fraction — souvent surprenante — que ce type de véhicule couvrirait. C'est exactement le genre d'analyse de flux que nous menons dans nos accompagnements avec la méthode TELED.

Ce que le Vhélio illustre de la démarche low-tech

Si nous consacrons un guide complet à ce véhicule, c'est parce qu'il concentre tout ce que nous défendons quand nous parlons de low-tech en entreprise : un objet dimensionné au juste besoin, réparable par son utilisateur, documenté publiquement, produit localement, et sobre en énergie comme en matière.

Le Vhélio coche méthodiquement les critères que l'ADEME a posés pour les véhicules intermédiaires — économique, écologique, réparable, recyclable, produit localement — et il le fait sans renoncer à la performance d'usage : 200 kg transportés à 25 km/h sur piste cyclable répondent réellement au besoin des trajets courts, qui représentent la majorité des déplacements.

Cette logique de robustesse — préférer un système simple qui encaisse les aléas à un système optimisé qui casse au premier imprévu — rejoint les travaux d'Olivier Hamant que nous avons analysés dans notre article sur l'entreprise robuste. Elle rejoint aussi le mouvement de fond institutionnel : le rapport CIGREF × INR de février 2026 a fait entrer l'approche low-tech dans le vocabulaire des directions des systèmes d'information, et la mobilité fait partie des postes où une organisation peut appliquer ces principes sans attendre.

Le Vhélio est ainsi l'un des cas d'usage que nous documentons pour montrer que la low-tech opérationnelle existe déjà, secteur par secteur — au même titre que le biochar pour la valorisation de biomasse côté industrie. Dans chaque cas, le raisonnement est identique : partir du besoin réel, choisir la technologie la plus simple qui y répond, et sécuriser la capacité de l'organisation à entretenir elle-même la solution.

Par où commencer

Si le Vhélio vous intéresse à titre personnel, le chemin est direct : téléchargez la documentation sur vhelio.org, parcourez le forum communautaire, et inscrivez-vous à un stage d'autoconstruction — c'est la formule la plus sûre pour un premier véhicule, et les kits y sont négociés en achat groupé.

Si vous raisonnez en tant qu'organisation — PME, service technique de collectivité, site industriel — commencez par l'analyse de flux : quels trajets courts votre structure effectue-t-elle aujourd'hui en véhicule thermique, avec quelles charges, sur quelles distances ? Cette cartographie décide de tout : elle dit si un véhicule intermédiaire couvre 5 % ou 40 % de vos déplacements locaux, et elle transforme une intuition sympathique en dossier chiffré présentable en comité de direction.

C'est ce travail que nous menons chez La Belle Tech avec la méthode TELED, sur la mobilité comme sur les autres postes de la transition low-tech d'une organisation. Si vous voulez évaluer ce qu'un véhicule comme le Vhélio changerait concrètement dans vos opérations, parlons de votre terrain : le sujet mérite mieux qu'une conviction, il mérite une mesure.

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